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empireFélix Boggio Éwanjé-Épée, jeune essayiste et ancien membre du NPA, et Stella Magliani-Belkacem, qui était présente à l’université d’été du Front de Gauche 2012 pour intervenir sur « antiracisme et le multiculturalisme », viennent de publier un ouvrage « Les féministes blanches et l’empire ».

Les deux jeunes auteurs  y abordent, entre autres, l’homosexualité. Ils y soulignent que, puisque la notion d’homosexualité en tant qu’identité est étrangère aux cultures africaines et arabes, elle est d’autant plus éloignée de la réalité des « quartiers populaires » français.

Ainsi, Houria Bouteldja, porte-parole du parti des Indigènes de la République (PIR), affirme dans StreetPress que « le mode de vie homosexuel n’existe pas dans les quartiers populaires. Ce qui n’est pas une tare ». Et évoquant le mariage homosexuel elle ajoute qu’il « ne concerne que les homos blancs ».  Elle le justifie en déclarant « Quand on est pauvre, précaire et victime de discrimination, c’est la solidarité communautaire qui compte. L’individu compose parce qu’il y a d’autres priorités. »

Ceci est bien illustré par la phrase de Bruno Nestor Azerot, Radical de Gauche, au sujet du « mariage pour tous » : « Dans les rues du Faubourg-Saint-Honoré, le projet passe peut-être très bien. Mais pensez à l’artisan ou l’agriculteur de province : il a des problèmes pour vendre son maïs ou son lait, et on vient lui proposer le mariage pour tous ? » (Intégralité de son discours à l’assemblée nationale)

Mais finalement, ce que soulignent les jeunes auteurs dans l’ouvrage « Les féministes blanches et l’empire », c’est que le désir d’ « évolution » de  « l’ordre existant » (ce que Pasolini, homme de gauche italien, pouvait appeler l' »organisation bourgeoise ») n’est pas une simple « récupération » ou « instrumentalisation » mais plutôt comme une convergence d’intérêt, comme une affinité entre les objectifs, à court ou moyen terme.

Difficile pour nous de ne pas voir encore dans l’issue libertaire de ce mouvement, à l’instar de Pasolini, un mirage voulu par les bourgeois soixante-huitards qui fait miroiter le bonheur des gens alors qu’en réalité, par la perte des valeurs, il ne sert qu’à accroître démesurément la consommation et donc la croissance des marchés. (voir l’article « La fièvre libérale-libertaire »)

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